environnement

Hélicoptères et autres engins aériens à moteur

Ce que dit la loi :
Concernant les déposes :
D'après l'article 16 de la Loi Montagne de 1985 « dans les zones de montagne, les déposes de passagers à des fins de loisir par aéronef sont interdites sauf sur les aérodromes dont la liste est fixée par l'autorité administrative ».

A propos du survol :

Il convient de distinguer la dépose et le survol, le second est autorisé que cela soit en avion de tourisme ou hélicoptère. L'usage de ce dernier est indispensable pour les missions de secours en montagne, de montage d'ouvrages importants ou l'approvisionnement exceptionnel des refuges. Son utilisation devient sujette à discussion lorsqu'elle se fait seulement dans un but touristique ou commercial car elle génère des conflits d'usage.
L'héliski fait parti des pratiques qui ne sont pas autorisées en France. Il est cependant au programme de plusieurs sociétés touristiques qui la proposent en Italie ou en Suisse où il demeure autorisé. Pour certains professionnels proposant des vols panoramiques à leurs clients, les alpinistes engagés dans des voies difficiles constituent un spectacle pour lequel l'hélicoptère n'hésite pas à approcher les parois ou les voies où se trouvent engagées les cordées ce qui peut les mettre en péril en raison de la déconcentration par le bruit qui peut les amener à dévisser ou à faire un faux pas.
La principale nuisance de ces engins est bien sûr le bruit qui perturbe considérablement les animaux (affolés, ils peuvent se précipiter dans le vide ou bien quitter leur zone de nidification) et gêne les pratiquants de la montagne.

A propos des déposes :

Malgré qu'elles soient interdites elles se font de plus en plus fréquentes, spécialement sur certains glaciers dont la topographie permet l'atterrissage et aux abords de certains refuges de haute montagne où les clients vont déjeuner après avoir été ainsi acheminés.

Le Club alpin français a exposé sa position à ce sujet dans le code d'utilisation des aéronefs en montagne et continu de se battre afin de limiter leur utilisation excessive lors des grandes manifestations sportives où le nombre de rotations est parfois superflu.

Vous-même pouvez contribuer à faire respecter la loi en signalant aux autorités les déposes illégales ou encore la mise en danger d'autrui si vous faites partie d'une cordée particulièrement gênée par un hélicoptère en suivant la procédure exposée pour les engins à moteur terrestres :
1. Nous en faire part (coordonnées des délégués régionaux)
2. Faire une photo, appeler la gendarmerie pour qu'elle vienne constater l'infraction (sans quoi aucune verbalisation n'est possible), noter le plus d'informations possibles (immatriculation, lieu, date, heure, nombre de véhicules et d'occupants)
3. Ecrire au maire et au préfet (avec copie aux associations) pour leur demander de ne plus accorder d'autorisations et de sanctionner systématiquement les infractions.
4. Et enfin, le solution la plus efficace que nous recommandons sans réserve : la lettre au directeur de l'office du tourisme de la commune, de la station ou du comité départemental du tourisme (avec copie au maire et aux associations), dans laquelle vous exprimerez votre profond mécontentement et votre désapprobation pour avoir rencontré ces engins qui vous ont dérangé alors que vous pensiez trouver le calme et le silence. Il y a de très grandes chances pour que l'office du tourisme soit sensible à ce genre de démarche de la part de sa « clientèle » et finisse, à la longue, par faire barrage à ces pratiques.