Comité Scientifique

Agenda

Spéléologie : Les ressources insoupçonnées de l'Empire du Milieu

 

Conférence de Richard Maire le 7 décembre 2007 à Paris, en partenariat avec la Société des explorateurs français.

Surtout connue pour ses hautes montagnes, la Chine détient un important réseau de grottes-tunnels géantes de plus en plus prisé par les spéléologues de tous pays…
Au cours du temps, de nombreuses cavités ont été utilisées comme refuges et forteresses, mais aussi comme sites d'exploitation du salpêtre. Des grottes-habitats et des grottes-villages subsistent encore, mais sont de plus en plus rares.
Malgré ce lien étroit entre l'homme et les grottes, l'exploration du monde souterrain chinois est encore dans son âge d'or. La spéléologie chinoise commence à peine à s'organiser. Le premier stage officiel de formation technique a eu lieu en 1997 à Liupanshui (Guizhou).
Une centaine d'expéditions étrangères ont été montées depuis une vingtaine d'années, en collaboration avec les scientifiques de l'Académie des Sciences.
Situées au cœur des régions des minorités ethniques du Sud-Ouest, grottes et paysages karstiques de Chine sont désormais la cible d'un tourisme de type ethno-karstique en pleine expansion.

          Le 7 décembre à 18 h 30
          Société de Géographie de Paris 
          184, boulevard Saint-Germain
          75006 Paris
          M° Rue du Bac

Conférence 2006

 

La conférence annuelle du Comité Scientifique de 2006, intitulée "Des séismes en Himalaya...", portait sur la sismologie de la région de Kathmandu au Népal, avec les progrès techniques offerts par le GPS pour cartographier dans le temps et l'espace le champ des contraintes tectoniques locales. Cette conférence donnée par Laurent Bollinger, membre du Comité Scientifique, sismologue, ingénieur au CEA, et spécialiste de l'Himalaya montrait comment l'étude de la sismicité et la mesure de la déformation de la chaîne himalayenne nous enseignent les mécanismes de sa construction.

« Il y eut un fort séisme lundi, le 3e jour de la lune noire d'Asadha de l'année 375 [….]. [Les gens] durent quitter le pays et vivre à l'extérieur. Enormément de temples et de maisons s'écroulèrent. Un tiers des sujets, dont le roi moururent » Chronique Newari, à propos du fort séisme 'Népal Central' du 7 juin 1255.
Ces très forts séismes destructeurs ne sont pas particuliers au Népal central et à la vallée de Kathmandu. D’autres sont connus tout le long de la chaîne Himalayenne.
Séismes instrumentaux (enregistrés par les outils de surveillance), séismes historiques (racontés dans des témoignages), séismes paléoséismes (analysés par l’étude des déformations du sol et du relief), leur étude permet d’analyser la structure du relief népalais, et de prévenir d’autres séismes d’ampleur.
Un réseau de stations sismiques a ainsi été déployé au Népal dès le milieu des années 80, pour porter son étendue à 21 stations permanentes depuis 1995, qui enregistrent près de 2 000 microséismes par an au Népal et permettent de suivre dans le temps la déformation de l'Himalaya.
Toutes ces données sont ensuite intégrées à des modèles physiques, qui permettent de décrypter la plupart des phénomènes mis en évidence ainsi que leurs conséquences. L’illustration de ces différentes techniques et leur complémentarité se fera autour de la présentation de résultats simples obtenus au cours des dernières années au Népal et en particulier à la suite du séisme de Muzzafarabad du 8 octobre 2005.

Quels glaciers pour nos petits enfants ?

 

 

La Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne a organisé en partenariat avec la Société française des explorateurs et la Société française de géographie un colloque sur les glaciers alpins intitulé « Quels glaciers pour nos petits enfants ? » C'était le samedi 14 mai 2005, de 9h à 18h à la salle de conférence de l'IPAG, 184 Boulevard St-Germain, 75006 Paris (métro : St-Germain des Prés).
Qu'est ce qu'un glacier, comment fonctionne-t-il, comment le mesure-t-on sont autant de thèmes qui ont été développés. Les principaux glaciers du monde ont fait l'objet d'une conférence suivie d'une intervention sur la diminution des glaciers et les conséquences qu'elle pourra avoir au niveau social, économique et environnemental. L'intérêt sportif et culturel des glaciers a également abordé. Le colloque s'est clôturé par une table ronde animée par Marie-Odile Monchicourt autour de l'avenir des glaciers.
Etaient présents des spécialistes en géographie, climatologie, physique et glaciologie, membres du comité scientifique de la FFCAM, ainsi que Marie-Odile Monchicourt, journaliste scientifique à France Info.

Femmes et montagne

 

Cécile Ottogalli a effectué une conférence sur le thème « les Femmes et la Montagne » le 8 février 2006 au CAF Grenoble-Oisans.

Conférence 2005 : cartographie souterraine

Le comité scientifique de la FFCAM et la Société des Explorateurs français ont organisé le 9 décembre 2005, à la Société de la Géographie, une conférence animée par l'explorateur et topographe souterrain Daniel Chailloux
Parmi les thèmes abordés : 
- pourquoi topographier ?
- représentation en plan et coupe
- instruments utilisés pour les levers
- reports : anciennes et nouvelles méthodes
- dessin : de la planche à dessin au logiciel de dessin vectoriel
- localisation des entrées de grottes (GPS et CartoExplorer)
- repérage souterrain. Balise de radiolocalisation et ses applications en grottes et carrières.
Les thèmes de la conférence ont été illustrés par le travail exemplaire effectué sur la grotte de Lechuguilla (Nouveau Mexique) et accompagnés d'un diaporama sur cette cavité exceptionnelle.